Les cerises du Dr Hiatus

38 bonnes nouvelles - récolte du jeudi 30 juillet 02026

Salut, ça doome ?
De mon côté, j'ai récolté un peu moins de faim dans le monde, le retour de l'eau au Sahel, l'interdiction de détruire des vêtements invendus, celle de démarcher par téléphone sans autorisation, des fourmiliers protégés, des batteries de réseau sans Lithium, des castors et des cactus anti-feux, des céréales pérennes et un dauphin malin et margoulin.
Bons appétits.


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🍒 La faim dans le monde a reculé pour la troisième année consécutive en 2025

La faim dans le monde a reculé pour la troisième année consécutive en 2025, démontrant que des progrès sont possibles (...) selon le rapport « L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2026 » (SOFI 2026), publié mardi par cinq agences spécialisées des Nations unies.

Le rapport estime que 7,8 % de la population mondiale a souffert de la faim en 2025, contre 8,1 % en 2024 et 8,6 % en 2022, confirmant ainsi une amélioration soutenue, bien que lente. Cela signifie qu’environ 645 millions de personnes ont souffert de la faim en 2025, soit une diminution de près de 14 millions par rapport à 2024 et de 43 millions par rapport à 2022.

🔎 https://www.wfp.org/news/un-report-global-hunger-levels-ease-third-consecutive-year-regional-disparities-persist

C'est lent, fragile, inégal selon les régions du monde. Mais : le mieux est possible, pour des millions de personnes par an.


🍒 Les feux de forêt sont plus violents en Europe et en Amérique du Nord, mais, curieusement, leur ampleur globale est en baisse

« Les feux de forêt extrêmes sont en hausse à l’échelle mondiale dans différentes régions du globe. Et c’est précisément ce qui nous fait trembler de peur », a déclaré Jennifer Balch, spécialiste des feux de forêt à l’université du Colorado.

Et pourtant, le monde a entamé le mois de juillet de cette année avec des émissions mondiales record de carbone issues des feux de forêt, un indicateur clé de leur prévalence, a rapporté le centre climatique européen Copernicus. Cela s’explique par la forte baisse des incendies en Afrique et en Asie, due à l’évolution des pratiques agricoles, à la gestion des feux et aux mouvements de population, a expliqué Mark Parrington, chercheur senior chez Copernicus. Copernicus a calculé que les émissions de carbone liées aux feux cette année sont les plus faibles depuis que les satellites ont commencé à les mesurer il y a près de 25 ans — soit environ la moitié de ce qu’elles étaient au début des années 2000.

« L’Afrique domine l’activité mondiale en matière d’incendies », a déclaré Park Williams, chercheur spécialisé dans l’eau et les incendies à l’UCLA. « Ainsi, s’il y a une tendance en Afrique, celle-ci se répercutera sur l’activité mondiale en matière d’incendies. En Afrique subsaharienne, l’activité liée aux incendies a considérablement diminué au cours des 25 dernières années. »

🔎 https://apnews.com/article/wildfires-climate-change-el-nino-3bed10eb83c2db828eb90617022a66e4

On va pas faire du rassurisme gratuit à partir de cette stat. Le réchomatique, El Nino, le capitalocène, tu connais. Mais ça me semble une info pas indifférente pour autant.
Je veux dire qu'on peut peut-être s'empêcher d'ajouer du malheur au monde, juste en tenant aussi un minimum compte des infos qui ne font pas que décrire une impuissance généralisée.


🍒 Après des décennies de sécheresse, le niveau de l'eau remonte dans le Sahel africain

Les oryx, une espèce qui avait presque disparu, font leur retour. Les exploitations agricoles prospèrent, l'eau d'irrigation atteignant les champs pour la première fois depuis des décennies. Les agriculteurs vont même jusqu’à planter de nouveaux arbres sur leurs terres. Autrefois synonyme de sécheresse et de famine, la région africaine du Sahel, située au sud du désert du Sahara, dispose aujourd’hui de plus d’eau qu’elle n’en a eu depuis des décennies. Les puits se remplissent, la nappe phréatique ayant remonté de 13 pieds, voire plus, par endroits. Le lac Tchad, qui comptait parmi les plus grandes étendues d’eau d’Afrique avant de s’assécher pendant les sécheresses, se reconstitue.

Au cours des années de sécheresse de la fin du XXe siècle, le soleil a cuit les sols du Sahel. Aujourd’hui, des pluies irrégulières mais extrêmes reviennent dans cette région semi-aride, provoquant des inondations meurtrières mais aussi renflouant les rivières, comblant les dépressions désertiques, réapprovisionnant en eau les lits de rivières asséchés appelés « wadis », et faisant s’écouler l’eau de pluie des sols imperméables directement dans les aquifères. Ce processus a débuté dans les années 1990, mais s’est accéléré au cours des cinq dernières années. « Partout au Sahel, de l’Éthiopie au Sénégal, nous disposons de données attestant d’une augmentation du stockage d’eau dans le sol », explique Richard Taylor, hydrogéologue à l’University College London, qui a dirigé des équipes de terrain chargées d’étudier les relations entre le climat, l’occupation des sols et la recharge des nappes phréatiques dans la région.

Mais l’augmentation des précipitations observée depuis les années de sécheresse des années 1970 et 1980 n’explique qu’en partie la réhumidification du Sahel. Selon les chercheurs, cela ne suffit pas à expliquer entièrement cette transformation. Ils avancent que d’autres facteurs contribuent également à cette réhumidification, notamment les modifications de la surface terrestre, allant du projet de la Grande Muraille Verte, financé par la communauté internationale, à la renaissance des méthodes traditionnelles de collecte de l’eau, en passant par le chaos provoqué par les militants djihadistes, qui a conduit à l’abandon de projets d’irrigation qui, autrefois, vidaient les rivières de leur débit.

Beaucoup de zones d’ombre subsistent dans ces contrées reculées situées aux confins du désert du Sahara, mais la tendance semble s’inscrire dans la durée, les climatologues prévoyant des précipitations plus abondantes — et plus extrêmes — au cours du XXIe siècle. À mesure que les réserves d’eau souterraines se reconstituent, certains prédisent une renaissance agricole.

🔎 https://e360.yale.edu/features/sahel-groundwater-climate-monsoon


🍒 L'interdiction européenne de détruire les vêtements invendus entre en vigueur

Des centaines de milliers de tonnes de vêtements de mode sont détruites chaque année dans les 27 États membres de l'UE en raison de défauts, de stocks anciens et de retours de commandes en ligne.

Cette nouvelle réglementation devrait concerner les grands détaillants de mode, les grossistes et les fabricants de vêtements — dont seulement 20 % sont produits dans l’UE.

En vertu du règlement européen sur l’écoconception des produits durables, les grandes entreprises comptant plus de 250 salariés et réalisant un chiffre d’affaires annuel net supérieur à 50 millions d’euros n’ont plus le droit de détruire leurs stocks de vêtements, d’accessoires et de chaussures invendus.

Les entreprises doivent désormais trouver des moyens de vendre ces produits, notamment par le biais de promotions, de marchés alternatifs et de dons à des associations caritatives.

Les vêtements invendus ne peuvent être détruits que s’ils présentent un danger, sont endommagés, contrefaits ou refusés par les associations caritatives, selon une publication sur le site web de la Commission européenne.

Les entreprises sont désormais tenues de publier des rapports annuels sur les marchandises qu’elles ont mises au rebut et de conserver ces registres pendant cinq ans.

🔎 https://www.dw.com/en/eu-ban-on-destroying-unsold-clothes-takes-effect/a-78024888

J'aime bien qu'un marché soit pas libre - de détruire les biens et les gens.


🍒 Le ministre de l'éducation indienne démissionne après "la révolte du parti des cafards"

Le ministre indien de l'Éducation Dharmendra Pradhan a annoncé samedi 25 juillet sa démission du gouvernement, au sixième jour de la fronde des étudiants qui exigeaient son départ en raison d'une série de fraudes aux examens universitaires. (...) L'annonce de son départ a été saluée par les hourras et les applaudissements des milliers de protestataires qui campent jour et nuit depuis lundi sur l'esplanade de Jantar Mantar, au cœur de la capitale New Delhi. (...) La colère des étudiants est née des fraudes massives qui ont entaché en mai un examen national d'accès aux études de médecine, auquel se sont présentés plus de deux millions de candidats. (...) La police a réprimé lundi à coups de bâton et de jets de gaz lacrymogènes une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de jeunes et d'étudiants qui se dirigeaient vers le Parlement pour exiger la démission du ministre.

Les violences ont fait 180 blessés selon la police, "plusieurs centaines" selon les manifestants.

La liste des doléances des jeunes protestataires s'est largement élargie, des difficultés à trouver un emploi après l'université – malgré la forte croissance du pays –, aux méthodes jugées autoritaires du Premier ministre Narendra Modi. (...) Sous pression, le gouvernement a adopté vendredi en conseil des ministres un projet d'amendement de la loi qui permet "la mise en place de procédures judiciaires accélérées et des sanctions sévères" pour les tricheurs. (...)
"L'image de Modi a pris un grand coup" pendant cette crise, a estimé l'analyste Nilanjan Mukhopadhyay samedi auprès de l'AFP. "Le gouvernement n'a eu finalement d'autre choix que de reculer", a-t-il ajouté, mais "la façon dont il a été ridiculisé ces derniers jours est sans précédent".

🔎 https://www.france24.com/fr/asie-pacifique/20260725-inde-face-%C3%A0-la-fronde-du-parti-des-cafards-le-ministre-de-l-%C3%A9ducation-d%C3%A9missionne

Le nom de "parti des cafards fait référence aux propos du président de la Cour suprême indienne, qui avait comparé les jeunes chômeurs à des « _parasite_s » et à des « cafards ».

Les leaders ont appelé à la cessation du mouvement avant que ça ne se généralise en insurrection, laissant un côté "thématique" à la révolte. Mais je note encore la Génération Z qui s'est mobilisée et qui a fait reculer un gouvernement, des plus illibéraux qui plus est. On est pas habitué. Et pourtant ya moyen.


🍒 La télévision d'État hongroise a cessé d'émettre, puis s'est excusée d'avoir menti

Nous revenons dans quelques instants, après s'être lavés la bouche

La principale chaîne de télévision publique hongroise a suspendu la diffusion de ses journaux télévisés, tandis qu'une station de radio d'État a été purement et simplement fermée, dans le but de rendre ses médias « indépendants et dignes de confiance ».

L'ancien Premier ministre du pays, Viktor Orbán, évincé en avril après 16 ans au pouvoir, exerçait un contrôle strict sur les médias d'État.

Les réformes des médias constituaient l’une des principales promesses de campagne du nouveau Premier ministre hongrois, Péter Magyar, qui a qualifié cette annonce de « fin des émissions de propagande ».

La chaîne de télévision M1 et la station de radio Kossuth ont toutes deux temporairement interrompu leurs émissions mardi après-midi, la première affichant un message qui disait : « Les médias publics ne doivent pas mentir. Nous sommes désolés de l’avoir fait pendant si longtemps ».

Le message, affiché en lettres blanches sur un écran noir, poursuivait : « Les médias publics vont désormais être réformés afin d’être indépendants et dignes de confiance. Notre journal télévisé est actuellement suspendu. Ne changez pas de chaine ! »

🔎 https://www.bbc.com/news/articles/cgevwq1pndgo


🍒 Le CNC instaure un malus pour plus de parité dans le cinéma

Dès le 1er janvier 2027, le dispositif mis en place par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) pour que la parité hommes-femmes progresse dans les productions françaises va évoluer. Jusqu’aujourd’hui, un bonus de 10 % était prévu pour les productions qui respectent le seuil de 40 % de femmes dans les principaux postes de direction.

À l’avenir, un malus sera institué : les films, séries, documentaires et animations verront leur financement grevé de 10 % en cas de non-respect. Le CNC justifie cette décision par le fait que, malgré le dispositif mis en place en 2019, les résultats demeurent insuffisants.

🔎 https://www.humanite.fr/culture-et-savoir/cinema/le-cnc-instaure-un-malus-pour-plus-de-parite-dans-le-cinema


🍒 Démarchage téléphonique en France : le décret instaurant le nouveau régime d’encadrement publié

Le décret publié fixe les modalités de recueil, de conservation et de retrait du consentement du consommateur à des fins de prospection commerciale par voie téléphonique, afin de préparer le nouveau cadre du démarchage téléphonique. Il reste moins d’un mois aux professionnels ayant recours à la prospection commerciale par démarchage téléphonique pour se mettre en conformité. Le 11 août prochain marquera l’entrée en vigueur des nouvelles règles relatives au démarchage téléphonique. Le décret du 23 juillet, paru au Journal officiel du 25, définit les modalités d’application de ce nouveau régime de consentement du consommateur au démarchage téléphonique.
Jusqu’alors, le démarchage téléphonique fonctionnait sur le principe de l’opt-out, c’est à dire que les professionnels pouvaient appeler des prospects sans leur consentement préalable. Le décret publié acte le mécanisme de l’opt-in, instauré par la loi du 30 juin 2025 : le consentement préalable du consommateur est désormais requis avant tout démarchage. L’opt-in se substituera à la liste d’opposition au démarchage téléphonique (Bloctel) et mettra ainsi fin à l’opt-out le 11 août prochain.

🔎 https://www.argusdelassurance.com/reglementation/demarchage-telephonique-le-decret-instaurant-le-nouveau-regime-dencadrement-publie.ENUDR73YWZDV7DM334IGGYADZA.html


🍒 Pesticides : le Conseil d’État invalide cinq chartes départementales qui protégeaient plus les agriculteurs que les habitants

Cinq chartes départementales dites « de bon voisinage », encadrant l’usage des pesticides à proximité des habitations ou des écoles, ont été définitivement invalidées jeudi 23 juillet par le Conseil d’État, qui a rejeté le pourvoi formé par le ministère de l’Agriculture contre des décisions précédentes.
L’instance a réaffirmé que l’information des riverains sur les épandages doit être effective et que les chartes ne peuvent se contenter de renvoyer à des dispositifs vagues, non contraignants ou laissés au libre choix des exploitants. Ces textes, émanant tous des chambres d’agriculture de la région Centre-Val de Loire (Cher, Eure-et-Loir, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher et Loiret), avaient été validés et défendus par les préfets alors qu’ils « n’ont jamais eu pour ambition réelle de protéger les riverains », souligne l’association Générations futures. La charte des Yvelines avait déjà été invalidée en juin. L’arrêt du Conseil d’État pourrait faire jurisprudence et imposer la réécriture de la plupart des chartes départementales actuellement en vigueur.

🔎 https://www.humanite.fr/environnement/pesticides/pesticides-le-conseil-detat-invalide-cinq-chartes-departementales-qui-protegeaient-plus-les-agriculteurs-que-les-habitants

Et le gouvernement qui se démène pour surtout pas énerver la FNSEA ni la contraindre à laisser respirer les voisins ou à se mettre à de meilleurs pratiques (qui marchent, sont rentables, on rappelle).


🍒 Amende record de 550 millions d'Euros pour Ali Express

Après l’amende de 200 millions d’euros infligée à Temu il y a quelques mois, c’est au tour de la plateforme de commerce en ligne chinoise AliExpress, filiale du géant Alibaba, de passer à la caisse.

Lundi 20 juillet, la Commission européenne a prononcé une amende de 550 millions d’euros contre le géant chinois. Une sanction record au nom des manquements répétés au règlement sur les services numériques (DSA) notamment son incapacité à bloquer la vente de produits illégaux et dangereux.

🔎 https://www.humanite.fr/social-et-economie/chine/aliexpress-condamne-par-lue-a-une-amende-record-de-550-millions-deuros


🍒 Amende record pour Google

L’Union européenne a infligé un total de 890 millions d’euros d’amendes à Google, pour des atteintes à la concurrence dans la recherche en ligne et au sein du magasin d’applications Google Play. Il s’agit de la sanction la plus élevée prononcée par Bruxelles contre une entreprise au titre du règlement européen sur les marchés numériques (DMA), une loi européenne visant à réprimer les abus de position dominante des géants de la tech.

Concrètement, Google a été sanctionné à hauteur de 460 millions d’euros pour avoir favorisé ses propres services dans les résultats de son moteur de recherche Google Search. Enfin, une seconde amende de 430 millions d’euros s’ajoute à la première, pour avoir empêché les développeurs utilisant son magasin d’applications, le Play Store, d’orienter les clients vers d’autres points de vente virtuels.

🔎 https://www.humanite.fr/social-et-economie/google/un-record-google-se-voit-inflige-890-millions-deuros-damendes-par-la-commission-europeenne


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Les cerises suivantes sont les noyaux étouffe-Trump, qui se concentrent sur les obstacles à la transformation des U.S en dystopie sauce MAGA.
J'avoue que moi ça me fait du bien de savoir que c'est pas aussi facile que prévu pour la broligarchie, mais si t'as une Trump-flemme, c'est pas la peine.
Je te remettrai des petits singes 🙈quand c'est fini - tu peux scroller jusque là.



🍒 Plusieurs États américains remportent un procès contre l’administration Trump après la suppression de milliards en subventions

Un groupe de procureurs généraux et de gouverneurs démocrates a remporté un procès dans lequel il accusait l’administration Trump d’avoir illégalement exploité une faille budgétaire pour bloquer des milliards de dollars de subventions fédérales destinées aux services publics, alors que celles-ci avaient déjà été approuvées par le Congrès.

La suppression de ces subventions a bafoué de manière abusive le pouvoir de dépense du Congrès, qui avait alloué les fonds litigieux, a statué vendredi à Boston la juge fédérale de district Indira Talwani. La juge a rendu un « jugement sommaire » en faveur des États, leur accordant ainsi une victoire définitive dans cette affaire. La plainte, déposée en juin 2025, accusait l’administration d’utiliser illégalement une obscure clause de résiliation figurant dans les règles de dépenses du Bureau de la gestion et du budget (OMB) comme un « pouvoir illimité de réduire les subventions qui financent des services essentiels dans tout le pays ».

(...)

« Rien dans cette interprétation de la clause de résiliation n’empêche le président ou les agences de fixer des objectifs de programme et des priorités avant d’octroyer de nouvelles subventions », a écrit la juge. « Le règlement, tel que l’a déclaré ce tribunal, exige uniquement que les bénéficiaires soient informés de ces objectifs et priorités avant l’octroi des subventions. »

🔎 https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-07-17/states-win-suit-over-trump-administration-termination-of-grants

J'ai pas trouvé ce que ça engendrerait en remboursements et amendes. Mais ça fait un bon croche-patte à la toute puissance supposée du Toxiquissime.


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🍒 25 % du territoire australien désormais considéré comme un ensemble de zones protégées

Le gouvernement Albanese a désormais placé sous protection 25 % de la superficie terrestre de l’Australie, une étape importante vers la réalisation de notre engagement ambitieux visant à protéger 30 % du territoire australien d’ici 2030.

Avec plus de 196 millions d’hectares désormais protégés – une superficie supérieure à celle du Queensland –, nous garantissons un avenir plus sûr aux espèces indigènes australiennes.

En octobre 2022, les ministres fédéraux, d’État et territoriaux chargés de l’environnement ont convenu de collaborer pour atteindre l’objectif national « 30 d’ici 2030 », notamment en développant le réseau australien d’aires protégées et en mettant en place un réseau d’aires conservées.

Atteindre cet objectif est essentiel pour inverser le déclin environnemental et protéger les plantes, les animaux et les autres espèces indigènes d’Australie de l’extinction.

L’objectif des 25 % a été atteint après l’inauguration de la zone protégée autochtone (IPA) du désert de Simpson, près d’Alice Springs. Cette IPA ajoute plus de 4,7 millions d’hectares au système national de réserves.

🔎 https://ministers.pmc.gov.au/mccarthy/25-cent-australias-land-now-protected-milestone-ipa-dedication


🍒 Les incendies de la forêt amazonienne ont atteint leur plus bas niveau historique en 2025

La déforestation dans la plus grande forêt tropicale humide du monde a également ralenti l'année dernière, selon le rapport du réseau de surveillance environnementale MapBiomas, ce qui réduit considérablement la quantité de combustible susceptible de déclencher des incendies.

À l'aide d'images satellites, MapBiomas a constaté que 3,1 millions d'hectares avaient brûlé l'année dernière, soit la plus petite superficie enregistrée depuis le début des relevés en 1985.

(...)

Les feux de forêt en Amazonie avaient atteint leur pic en 2024, lorsqu'une sécheresse sans précédent avait favorisé leur propagation, la majorité d'entre eux étant d'origine humaine. Les flammes ont ravagé la plus grande forêt tropicale humide du monde, entraînant des pertes incalculables d’arbres, de plantes et d’espèces sauvages rares, tous de véritables puits de carbone.

Les nouvelles données montrent qu’en 2025, la situation critique s’est inversée. Ce recul était « hors du commun », a déclaré à l’agence de presse AFP la géographe et coordinatrice du rapport, Ane Alencar.

Alors que les perturbations climatiques font des ravages dans de nombreuses régions du monde, elles ont constitué une aubaine à un certain égard en Amazonie. Un retard de la saison des pluies entre 2024 et 2025 a empêché l’apparition de la « période idéale pour les feux dans certaines zones », où le feu est utilisé pour défricher des terres agricoles, a expliqué Mme Alencar.

🔎 https://www.euronews.com/2026/07/22/amazon-forest-fires-fell-to-all-time-low-in-2025-but-could-a-super-el-nino-halt-progress

C'est un peu ironique et triste que ce soit le moins de pluies qui entraine le moins d'incendies... Mais comme les incendies sont souvent d'origine humaine, si ça peut servir à aider les autorités locales à empêcher la déforestation (ce qu'elles font par ailleurs, j'en parle souvent ici), c'est bon à prendre.


🍒 Les 500 000 tonnes de coquilles recyclées qui restaurent le golfe du Mexique

Entre 2007 et 2024, la Floride a tenté de restaurer l’écosystème du golfe du Mexique d’une manière inhabituelle : en rejetant plus de 500 000 tonnes de coquilles d’huîtres et de palourdes recyclées directement dans l’eau.

Ces coquilles provenaient de restaurants de fruits de mer (littéralement récupérées dans les assiettes) ainsi que d’usines de transformation des fruits de mer. En substance, une quantité colossale de déchets qui coulaient et pourrissaient était censée redonner vie aux fonds marins sablonneux en difficulté.

(...)

Des bactéries ont commencé à se fixer sur les coquilles jetées, créant un biofilm, qui constitue le point de départ de pratiquement tous les écosystèmes marins de la planète. C’est un phénomène que les scientifiques ont encore du mal à reproduire en laboratoire.

Les coquilles ont également libéré du calcium au fur et à mesure de leur désintégration, ce qui a donné naissance à des « microzones », de petites poches d’eau invisibles présentant une composition chimique légèrement différente, dont certains organismes sous-marins ont besoin pour survivre.

De plus, les coquilles mortes ont servi de base solide sur laquelle les bébés huîtres vivants ont pu s’accrocher et grandir. (Auparavant, en raison du déclin des récifs, il n’y avait que des surfaces molles.) Les huîtres vivantes ont ensuite filtré l’eau, empêchant ainsi la prolifération d’algues nuisibles.

Tous ces facteurs, et bien d’autres encore, ont contribué à faire renaître les populations de poissons, de tortues et de dauphins, qui ont atteint des niveaux jamais vus depuis plus de deux décennies et demie. Couche après couche, les fonds marins se sont reconstitués jusqu’à ce que les résultats soient visiblement indéniables.

🔎 https://www.upworthy.com/florida-dumped-half-a-million-oyster-shells-into-the-gulf-of-mexico-no-one-expected-the-results-to-be-this-good/


🍒 La no man zone de la frontière Est-Ouest est aujourd’hui une oasis de biodiversité en Allemagne

Andreas Heil, du ministère allemand de l'Environnement, est responsable de la « Ceinture verte », une réserve naturelle unique située dans une zone qui servait autrefois à empêcher les citoyens est-allemands de fuir vers l'Ouest. Elle s'étend sur près de 1 400 kilomètres de long et mesure entre 50 et 200 mètres de large.
(...) Selon son ministère, environ 7 500 espèces d’insectes et d’araignées ont été recensées dans la « Ceinture verte », dont 580 sont en voie de disparition ou menacées. Des loutres, des chats sauvages européens, des tarier des prés et des vanneaux huppés, qui sont menacés d’extinction, peuplent également cette zone, dont 88 % est désormais protégée afin d’assurer la survie de ces espèces.
Des landes, qui ont pratiquement disparu en Allemagne, ont également survécu dans la région. Grâce à une passerelle, les visiteurs peuvent désormais explorer une vaste tourbière de 400 hectares (1,5 mile carré) près de Salzwedel. (...) La Fédération allemande pour l’environnement et la protection de la nature (le BUND) a averti qu’il était important de protéger la région contre l’empiétement d’industries qui pourraient lui porter préjudice. M. Bandes a indiqué qu**’il y a six ans, la section bavaroise du BUND s’était plainte que la route longeant la « ceinture verte » était « dominée » par l’agriculture**, ce qui signifiait que « les animaux et les plantes se retrouvent régulièrement coupés de leur chemin, ou que les piétons et les cyclistes se retrouvent soudainement au milieu d’un champ de maïs ».
Début juillet, les Länder de Thuringe, de Bavière et de Saxe ont décidé de préserver définitivement, d'ici 2028, un tronçon d'environ 95 kilomètres de la « ceinture verte », grâce à un plan de gestion spécial d'un million d'euros, dont 75 % seront pris en charge par le ministère allemand de l'Environnement.**

🔎 https://www.dw.com/en/east-west-border-death-zone-now-germanys-biodiversity-oasis/a-77917041


🍒 Argentine : Corrientes célèbre les 19 ans du projet de réintroduction du fourmilier géant dans les zones humides d’Iberá

un fourmilier sur la route toute la sainte journée

La Fundación Rewilding Argentina a commémoré le 19e anniversaire du programme de réintroduction du fourmilier géant dans les zones humides d’Iberá. Cette espèce, connue localement sous le nom de « yurumí », avait disparu de la province de Corrientes au milieu du XXe siècle en raison du braconnage, des incendies et de la dégradation de son habitat.

Lancé en 2007 en collaboration avec le gouvernement provincial et Tompkins Conservation, ce projet est devenu le premier programme mondial de réintroduction du fourmilier géant. Il a permis de sauver plus de 110 individus orphelins ou signalés par des particuliers, puis de les relâcher dans le parc d’Iberá.

(...)

Dix-neuf ans après son lancement, le programme de réintroduction du fourmilier géant à Iberá est une réussite en matière de restauration écologique.

Avec plus de 200 individus vivant en liberté, le projet a non seulement permis de rétablir une espèce disparue de la province, mais il a également généré des retombées sociales, économiques et culturelles, faisant de Corrientes un acteur de premier plan en matière de conservation et de tourisme durable.

🔎 https://noticiasambientales.com/animals/corrientes-celebrates-19-years-of-the-giant-anteater-reintroduction-project-in-the-ibera-wetlands

Je précise, parce que mes extraits le disent mal : il s'agit pas seulement d'avoir rassemblé tous les fourmiliers perdus dans un parc naturel... Sur place, la population est désormais autonome, ils font pas qu'être à l'abri, ils se reproduisent. Une partie était en captivité, ce sont des générations actuelles qui sont capables de se nourrir seules.


🍒Autrefois menacé d’extinction, le numbat australien connaît un rétablissement encourageant

mouic !

Le numbat, animal emblématique de l’Australie-Occidentale, se rétablit après des décennies d’efforts de conservation, selon l’UICN, l’autorité mondiale en matière de conservation de la faune sauvage.

Pendant des décennies, le numbat ou fourmilier rayé (Myrmecobius fasciatus) figurait dans la catégorie « en danger » de la Liste rouge de l’UICN. Il a désormais été reclassé dans la catégorie de menace inférieure, « quasi menacé ».

« Le reclassement du numbat sur la Liste rouge de l’UICN, passant de la catégorie “En danger” à “Quasi menacé”, est le résultat de plus de 40 ans de travail ! », a déclaré Tony Friend, chercheur associé au Département de la biodiversité, de la conservation et des attractions (DBCA) d’Australie-Occidentale, dans un e-mail adressé à Mongabay. « Je suis donc ravi que l’UICN ait reconnu le statut plus sûr que nous avons réussi à obtenir pour le numbat. »

Ce marsupial rayé, au pelage brun-rougeâtre, qui se nourrit de fourmis et de termites, était autrefois au bord de l’extinction. À la fin des années 1970, il ne restait plus qu’environ 300 individus. Leur déclin était principalement dû à l’introduction de prédateurs, tels que le renard roux (Vulpes vulpes) et les chats domestiques (Felis catus), ainsi qu’à des menaces telles que la destruction de leur habitat et les changements dans l’intensité et la fréquence des incendies.

En 2026, la population de numbats s’est élevée à environ 2 000 à 3 000 individus grâce à plus de 40 ans d’actions de conservation menées par des scientifiques spécialisés dans la faune sauvage, la DBCA, le zoo de Perth, des organisations de protection de la nature et des bénévoles locaux.

🔎https://news.mongabay.com/short-article/2026/07/once-endangered-australias-numbat-is-making-a-hopeful-recovery/


🍒 Des coraux du Bénin qu'on croyait disparus

des coraux éclairés sous l'eau

Il y a soixante ans, au cours d’une campagne de prospection pour évaluer les stocks de poissons dans les eaux du golfe de Guinée, des pêcheurs ont remonté dans leurs filets quantité de morceaux de corail. Sans aucun doute, à quelque 22 kilomètres des côtes béninoises et à une cinquantaine de mètres de profondeur se situait un récif corallien prospère. “Mais, depuis, on supposait qu’il était mort, et personne n’y avait plus pensé”, raconte le site d’information scientifique IFLScience.

C’était sans compter la persévérance du chercheur béninois Gérard Zinzindohoué, de l’Institut de recherches halieutiques et océanologiques du Bénin, qui a retrouvé le récif corallien en pleine santé et fourmillant de vie, dans le cadre du projet Coreb (Coral Reefs Rediscovering & Exploration in Benin) soutenu par National Geographic.

les images ont révélé un récif "apparemment en bonne santé, abritant huit types de coraux différents et huit espèces de poissons s’y nourrissant". Les chercheurs ont pu observer des vivaneaux dorés africains, des poissons-soldats à barres noires, des poissons-anges de Guinée, des rougets d’Afrique de l’Ouest, des poissons-chirurgiens de Monrovia, des poissons-papillons à trois bandes et deux espèces de demoiselles.'“

🔎 https://www.courrierinternational.com/article/biodiversite-un-recif-corallien-en-pleine-sante-vient-d-etre-redecouvert-au-benin_252136

J'ai plusieurs infocerises sur des coraux qui tombent ces dernières années, je suppose que ça veut dire qu'on les recherche plus, pas qu'il y a pas de probèmes de coraux.


🍒 Des Xokleng ont sauvé et cultivé 100 000 jeunes plants d'un arbresacré et menacé au Brésil

un couple de brésiliens autochtones et leur enfant au milieu de pins, portant des coiffes traditionnelles

Connue au Brésil sous le nom de « pinhão », la graine de pin brésilien est un fruit à coque consommé par au moins 22 espèces animales ainsi que par les humains, qui en dépendent à la fois pour leur alimentation et comme source de revenus. Pour certains peuples autochtones, cependant, elle représente bien plus qu’un simple aliment. Elle fait partie intégrante de leur culture, de leur histoire et de leurs mythes fondateurs.

(...)

Carl a décidé d’agir en faveur de ces pins en 2016, après avoir appris que l’espèce était gravement menacée en raison de la déforestation, de l’expansion urbaine et de l’exploitation forestière. À l’heure actuelle, on estime que les forêts de pins du Brésil couvrent moins de 3 % de leur aire de répartition d’origine, qui s’étendait autrefois sur une grande partie des États du Paraná, de Santa Catarina et du Rio Grande do Sul, avec de petites parcelles dans les États de São Paulo, Minas Gerais et Espírito Santo. Les Xokleng souhaitent inverser ce déclin.

(...)

Son objectif initial était de planter dix de ces arbres sur son terrain à partir de semis qu’il avait cultivés lui-même.

Mais il ne s’est pas arrêté là. Avec l’aide d’amis lors d’ateliers, ils ont produit un peu plus de 1 000 semis. Suivant les conseils de son père, ils ont commencé à documenter cette initiative, qui est devenue l’Institut Zág l’année suivante. L’épouse de Carl, Isabel, est vice-présidente et directrice environnementale de l’institut.

Depuis lors, ils ont produit plus de 140 000 plants, avec des taux de survie de 70 à 80 %, précise Carl.

(...)

À ce jour, ils ont planté des pins brésiliens sur quelque 1 000 hectares de terres, soit environ 2 500 acres. Certaines de ces zones, explique Isabel, ont fait l’objet d’une affaire portée devant la Cour suprême fédérale concernant une loi interdisant aux groupes autochtones de revendiquer des droits territoriaux sur des terres qu’ils occupaient après la date butoir du 5 octobre 1988. Malgré tout, ils ont poursuivi la plantation, explique Isabel : « Pour délimiter notre territoire, nous plantons également des arbres dans ces zones. » (...)
Les premiers arbres plantés ont aujourd’hui 10 ans et mesurent environ 5 mètres (16 pieds) de haut ; un pin du Brésil adulte peut dépasser les 50 mètres (164 pieds).

🔎 https://news.mongabay.com/2026/07/for-brazils-xokleng-people-saving-a-sacred-tree-means-saving-their-culture/


🍒 Précieux allié contre les incendies, le castor est de retour dans les rivières françaises

Sur les berges de la réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège, à seulement quelques kilomètres de Toulouse, les indices sont partout. Des arbres gisent dans l’eau, privés de leurs branches, retenus par un tronc taillé en pointe de crayon. Plus loin, des rameaux blanchis, écorchés jusqu’au bois, émergent de la vase.
(...)
« Nous avons eu les premiers indices de sa présence en décembre 2025. Ce sont des kayakistes qui nous ont alerté », raconte Antoine Firmin, garde et chargé d’études au sein de la réserve, qui a observé un individu pour la première fois en février, lors de crues. « Rapidement, nous avons fait appel au Réseau castor de l’Office français de la biodiversité [OFB] pour qu’il nous apporte son expertise », raconte-t-il. (...)
« Nous ne nous attendions pas à voir le castor ici. D’ailleurs, ce n’était même pas une zone que nous surveillions, note Régis Gomes, animateur du Réseau castor à la direction régionale de l’OFB. _
(...) Selon lui, plusieurs spécimens auraient désormais élu domicile dans la réserve naturelle régionale en amont de Toulouse, et sont bien des castors d’Europe (Castor fiber), d’après des analyses ADN réalisées par l’OFB. (...) Selon une étude menée en 2020 par l’écohydrologue étasunienne Emily Fairfax, la présence de castors et de leurs barrages pourrait constituer un allié contre les incendies. La scientifique a étudié cinq grands feux aux États-Unis et est parvenue à la conclusion que les incendies endommagent jusqu’à trois fois moins les berges des rivières où le castor est présent que celles où il ne l’est pas. Des images aériennes, capturées en 2018 dans l’Isaho par le scientifique John Wheaton, montrent bien à quel point les alentours des rivières habitées par les castors restent verts quand les environs sont brûlés.
Ces espaces façonnés par le mammifère se montrent en effet plus propices au développement de zones humides et d’une végétation plus dense, qui peut mieux résister à la combustion.

🔎 https://reporterre.net/Precieux-allie-contre-les-incendies-le-castor-est-de-retour-dans-les-rivieres-francaises


🍒 Une tortue caouanne pond ses oeufs sur une plage de Canet-en-Roussillon

Une nouvelle ponte de tortue caouanne a été observée sur le littoral des Pyrénées-Orientales. Mardi soir, une femelle est sortie de l'eau pour déposer ses œufs sur une plage de Canet-en-Roussillon. Il s'agit du huitième nid recensé depuis le début de la saison sur les côtes méditerranéennes françaises, et déjà du deuxième dans le département après celui découvert au Barcarès dans la nuit du 23 au 24 juin.
(...) Le nid est désormais entouré d'un périmètre de protection et de panneaux d'information. Les autorités demandent aux promeneurs et vacanciers de respecter strictement cette zone afin de ne pas compromettre le développement des œufs. La tortue caouanne est une espèce strictement protégée. Il est interdit de s'approcher de l'animal, de manipuler les œufs ou de perturber le site par du bruit ou des éclairages. La découverte de ce nouveau nid confirme une tendance observée depuis plusieurs années sur les côtes françaises. Les scientifiques constatent une augmentation des pontes de tortues caouannes en Méditerranée, un phénomène notamment favorisé par le réchauffement des eaux et des plages.

🔎https://www.ici.fr/occitanie/pyrenees-orientales-66/canet-en-roussillon/une-tortue-caouanne-pond-ses-oeufs-sur-une-plage-de-canet-en-roussillon-deuxieme-ponte-de-l-ete-sur-le-littoral-catalan-7883661


ÉNERGIES


🍒 L'éolien moins cher que le charbon

À l'échelle mondiale, le coût de l'éolien offshore se rapproche déjà de celui des nouvelles centrales à charbon et à gaz naturel, selon un calcul du LCOE (coût actualisé de l'énergie) conçu pour comparer les coûts entre des sources d'énergie très différentes.

« L'éolien offshore vient de franchir un seuil critique : en 2026, les nouveaux projets afficheront un LCOE compris entre 40 et 50 dollars/MWh, ce qui les rendra compétitifs par rapport au gaz naturel et moins chers que les nouvelles centrales à charbon », a déclaré en décembre dernier la société d'analyse de données Energy Solutions Intelligence, sur la base d'une analyse de 247 projets dans 18 pays différents. ESI a également relevé l’émergence d’éoliennes géantes de 18 mégawatts. Il s’agit d’un bond en avant considérable par rapport à il y a seulement dix ans, lorsque les cinq premières éoliennes offshore à échelle commerciale ont été mises en service aux États-Unis, avec une puissance de seulement 6 mégawatts chacune.

Le rapport d’ESI s’inscrit dans la lignée de « FORCE », l’outil open source de prévision des coûts des projets éoliens lancé par le ministère américain de l’Énergie en 2023. « Le modèle FORCE estime que le coût moyen de l’énergie (COE), c’est-à-dire le coût sur la durée de vie d’une centrale divisé par sa production totale d’énergie, pourrait passer de 75 dollars par mégawattheure (MWh) en 2021 à 53 dollars par MWh en 2035 pour l’éolien offshore à fond fixe », a indiqué le DOE, le terme « fond fixe » désignant les monopieux utilisés pour construire des parcs éoliens dans des eaux relativement peu profondes. Le DOE prévoit également une baisse encore plus spectaculaire du coût des nouvelles éoliennes flottantes, qui permettent de mener des projets dans des eaux plus profondes où l'enfoncement d'un monopieu dans les fonds marins est peu pratique, voire impossible. Selon le modèle FORCE, les coûts des projets d'éoliennes flottantes passeraient de 207 /MWhà64/MWh en 2035.

🔎 https://cleantechnica.com/2026/07/18/offshore-wind-china-reducing-costs-new-vessels/

L'article s'attarde sur un progrès technique : l'un des coûts qui a baissé, c'est par la construction de cargos adaptés aux chantiers éoliens en mer. Maintenant que cette technique est adaptée, le coût ne peut que baisser (à la différence de celui du pétrole ou du charbon, dont l'exploitation et la commercialisation ont atteint un pallier dans leurs coûts techniques, en-dessous duquel elles ne peuvent plus beaucoup descendre).


🍒 La révolution électrique chinoise s'étend désormais aux voies navigables

À l'heure actuelle, le succès de la Chine dans le domaine des véhicules électriques n'est plus une nouveauté. En 2025, le pays est devenu le premier grand marché mondial à dépasser les 50 % de part de marché des véhicules électriques dans les ventes de véhicules neufs, signe évident que le marché a franchi un point de bascule.

Ce qui a toutefois beaucoup moins retenu l’attention, c’est que cette vague d’électrification ne se limite plus aux routes, mais s’étend de plus en plus aux voies navigables avec l’électrification des bateaux de navigation intérieure.

Cette dynamique est clairement visible dans les données. Fin 2024, la Chine comptait plus de 440 navires électriques en service, les ferries représentant 97 % de la flotte totale. Cela n’a rien de surprenant compte tenu de la faisabilité technique et économique relativement élevée de l’électrification des petits ferries opérant sur des liaisons courtes et fixes.

(...)

Les cargos électriques entrent en service à un rythme en forte croissance. En 2022, la Chine ne comptait que quatre cargos électriques ; en 2025, ce chiffre avait augmenté de 950 %, pour atteindre 42.

Les types de navires se sont diversifiés, allant des vraquiers et des porte-conteneurs aux cargos polyvalents. Parallèlement, la taille des navires a considérablement augmenté, le port en lourd maximal (DWT) passant d’environ 3 000 tonnes en 2022 à environ 14 000 tonnes en 2025. Cela montre que la Chine teste la faisabilité de l'électrification pour des navires de plus en plus grands. Bien que les contraintes liées à la capacité des batteries continuent de limiter l'autonomie par recharge — qui s'est généralement située entre 150 km et 400 km de 2022 à 2025 —, les tendances indiquent une amélioration constante ; dès 2025, des cargos électriques d'une autonomie pouvant atteindre 500 km étaient déjà en service en Chine.

🔎 https://thedriven.io/2026/07/10/chinas-electric-revolutions-is-extending-beyond-evs-and-trucks-to-ferries-and-cargo-ships

Ca recoupe une infocerise d'il y a quelques mois : l'intérêt de la défossilation c'est qu'elle touche aussi sont propre réseau de distribution. Plus de cargos électriques, moins besoin de pétrole, donc le prix du baril monte (pour que le producteur couvre ses frais), donc les secteurs se tournent vers un électrique qui devient de moins en moins cher.


🍒 Un catalogue des batteries de réseau à longue durée

Je pique l'article et le références à une de mes sources récurrentes "Fix the news".

Les batteries lithium-ion à l'échelle du réseau se déchargent au bout d'environ quatre heures de fonctionnement à pleine puissance ; elles sont idéales pour faire face aux pics de consommation et assurer l'éclairage nocturne, mais moins adaptées pour stocker de l'énergie à moindre coût pendant les longues périodes de temps maussade et sans vent.

Nous avons besoin de batteries capables d’absorber de l’énergie en continu lorsque le soleil brille et que le vent souffle, puis de restituer cette même énergie lentement mais régulièrement en fonction des besoins. Le terme technique pour désigner ce phénomène est « stockage d’énergie de longue durée », et pour y parvenir, les ingénieurs du monde entier ressortent tout un bestiaire fascinant de technologies de batteries anciennes et expérimentales.

Remarque : bon nombre d’entre elles sont nettement moins efficaces, avec des rendements de 40 % à 50 %, contre 80 % à 90 % pour les batteries lithium-ion. Cependant, le rendement importe moins lorsque l’énergie d’entrée est de l’électricité excédentaire, c’est-à-dire la production des panneaux solaires lors d’une journée très ensoleillée que l’on se contenterait autrement de gaspiller. Ces technologies de batteries sont peu coûteuses, ne nécessitent généralement pas de composants sophistiqués et peuvent se décharger de manière constante pendant une longue période.

Voici donc : 🔋la batterie fer-air, dont le fournisseur d'énergie neerlandais a acheté 1 GW, qui commenceront à distribuer en 2028. Elles sont abordables, elles ne prennent pas feu facilement, et elles peuvent distribuer l'électricité sur 4 jour. https://www.newswire.com/news/ore-energy-and-budget-thuis-to-deploy-1-gwh-of-multi-day-iron-air-energy

🔋Les batteries à air liquide La société britannique Highview Power refroidit l’air ordinaire jusqu’à −196 °C, température à laquelle il se liquéfie et voit son volume diminuer à environ 1/700e de son volume gazeux — ce qui est suffisamment compact pour tenir dans des réservoirs isolés en surface, sans nécessiter de cavités salines. Pour le restituer, il suffit de laisser le liquide se réchauffer jusqu’à redevenir gazeux, et sa violente expansion actionne une turbine. Cette étape supplémentaire de refroidissement consomme de l’énergie, ce qui réduit le rendement global, mais on peut l'installer sans avoir besoin de gros sous-terrains pour stocker. https://www.rechargenews.com/technology/long-duration-energy-storage-goes-mainstream-as-highview-power-lines-up-very-high-returns-from-400mw-of-projects

Une autre technologie, dont j'ai parlé ya un an ou deux :

🔋Les batteries à sable chauffent du sable ou des matériaux similaires à 500-600 °C à l’aide d’électricité excédentaire, puis isolent les colonnes de sable surchauffé et récupèrent la chaleur ultérieurement pour le chauffage urbain ou des procédés industriels.

(...)

Certes, la reconversion de la chaleur stockée en électricité est peu efficace ; c’est pourquoi ces systèmes sont généralement utilisés uniquement à des fins de chauffage. Mais étant donné que la chaleur représente environ 50 % de la consommation énergétique européenne et que la majeure partie de cette chaleur est aujourd’hui produite par la combustion de gaz, remplacer ce gaz par du sable chaud pourrait s’avérer plus efficace qu’il n’y paraît.
https://https://www.reutersevents.com/renewables/csp-today/wide-scale-deployment-csp-molten-salt-towers-begin-2020

Une technologie qui dépend de mines abandonnées. Pas forcément la plus rentable, mais plus on allège le réseau, plus on valorise les sources renouvelables, donc ce n'est pas parce que ce n'est pas suffisant en soi que ça ne fait pas avancer le schmilblik décarboné :

Les 🔋 batteries à gravité soulèvent un poids lourd lorsque l'électricité est bon marché et le laissent retomber lorsqu'elle ne l'est pas. L'hydroélectricité par pompage fonctionne ainsi avec l'eau depuis un siècle. La société Gravitricity, basée à Édimbourg, souhaite reproduire ce principe avec des poids de plusieurs tonnes lâchés dans des puits de mine désaffectés. Son prototype à taille réelle, dont l'installation est prévue dans la mine de Pyhäsalmi en Finlande, serait une première en Europe – l'Europe du Nord compte en effet des milliers de puits désaffectés qui restent inoccupés.
https://www.reutersevents.com/renewables/csp-today/wide-scale-deployment-csp-molten-salt-towers-begin-2020

Et enfin une autre vielle technologie, qui fait réfléchir des investisseurs :

🔋Les batteries à flux, qui constituent conceptuellement la solution la plus prometteuse en matière de stockage à long terme. Imaginez deux grands réservoirs remplis de liquide. L’un contient des ions vanadium prêts à céder un électron ; l’autre, des ions vanadium prêts à en capter un. Entre les deux réservoirs se trouve un petit module appelé « pile ». Lorsque la batterie se décharge – pour alimenter votre réseau électrique ou votre usine –, des pompes acheminent le liquide de chaque réservoir vers la pile. À l’intérieur de la pile, les deux liquides s’écoulent l’un à côté de l’autre, séparés par une fine membrane. Cette membrane laisse passer certains ions pour maintenir l’équilibre des charges, mais elle empêche les liquides de se mélanger et ne laisse pas passer les électrons. Les électrons doivent donc emprunter le chemin le plus long : sortir de la pile, traverser un fil, alimenter ce que vous souhaitez, puis revenir de l’autre côté. Ça vous dit quelque chose ? C’est le même principe que pour toutes les autres batteries (et hop, c'était un petit rappel des cours de chimie du lycée).

Le gros avantage ? Si vous voulez qu’une batterie à flux se décharge de manière constante pendant des périodes de plus en plus longues, il vous suffit de construire des réservoirs plus grands pour vos liquides. Les réservoirs sont bon marché et faciles à fabriquer, tandis que la pile, qui constitue la partie la plus coûteuse de la batterie gare exactement le même prix, quelle que soit la quantité de liquide qui la traverse. Cela contraste avec les batteries lithium-ion, pour lesquelles une décharge stable sur un plus grand nombre d’heures nécessite un nombre toujours plus important de cellules (coûteuses, riches en lithium et en oxyde de cobalt).
https://cen.acs.org/materials/energy-storage/Flow-batteries-forgotten-energy-storage/101/i25


🍒 Un barrage solaire

La plupart des centrales solaires sont implantées là où c'est le plus simple, à proximité des villes et des routes, sous un climat doux. Une petite centrale accrochée à un barrage que la plupart des gens ne verront jamais vient bouleverser cette idée reçue. Et c’est ce qu’elle accomplit en plein cœur de l’hiver qui a tout changé.

Il s’agit du barrage du Muttsee, dans le canton de Glaris, à environ une heure de Zurich. Situé à environ 2 500 mètres d’altitude, il abrite le plus haut lac de retenue d’Europe, derrière le plus long mur de barrage de Suisse. Sur plus d’un kilomètre de ce mur, des équipes ont installé environ 5 000 panneaux solaires, formant une centrale baptisée AlpinSolar.

(...)

En service depuis 2022, elle produit environ 3,3 millions de kilowattheures par an, soit suffisamment pour alimenter environ 700 foyers.

(...)

Sur le barrage, presque tout ce qui pourrait sembler être un problème devient un avantage.

La centrale se trouve au-dessus de la limite du brouillard, dans un air raréfié et limpide qui laisse passer beaucoup plus de lumière solaire. Plus on monte en altitude, plus la lumière du soleil est intense et pure.
Le froid est en fait un atout, car les panneaux solaires fonctionnent plus efficacement lorsqu’ils ne sont pas exposés à une chaleur torride. Et puis il y a la neige, qui agit comme un miroir géant, renvoyant vers les panneaux un supplément de lumière provenant du sol.

(...)

AlpinSolar produit environ la moitié de son électricité en hiver, précisément la saison où le pays est en dmande d’électricité.
(...) Pendant ces mois froids, elle produit environ trois fois plus qu’une centrale similaire située en plaine.

Ainsi, ces panneaux que tout le monde jugeait trop hauts, trop exposés au froid et trop compliqués à gérer se sont avérés capables de fournir de l’électricité précisément au moment où rien d’autre ne le pouvait. Une chaîne de supermarchés discount en a été suffisamment convaincue pour s’engager à acheter la totalité de la production de la centrale pendant vingt ans.

🔎 https://www.ecoportal.net/en/switzerland-5000-alpine-solar-muttsee-dam-winter-power/28487/


🍒 La Banque d’Angleterre va cesser d’accepter les obligations liées au charbon pour ses principaux prêts

Les militants pour le climat ont crié victoire après que la Banque d’Angleterre a annoncé qu’elle n’accepterait plus les obligations liées à l’une des industries les plus polluantes de la planète dans le cadre de ses principaux accords de prêt.

Cette interdiction, qui entrera en vigueur en octobre, marque un nouveau coup dur porté au charbon thermique, brûlé dans les centrales électriques pour produire de l’électricité, et qui est depuis longtemps dans le collimateur des militants écologistes.

La nouvelle politique de la Banque suggère que les obligations liées au charbon thermique présentent désormais un risque trop élevé pour figurer dans son bilan, car la transition internationale des combustibles fossiles polluants vers des énergies plus vertes pourrait finir par anéantir leur valeur.

« C’est un signal fort envoyé par une banque centrale, mais aussi au marché », a déclaré au Guardian Ellie McLaughlin, responsable senior des politiques et du plaidoyer au sein du collectif Positive Money.

🔎 https://www.theguardian.com/business/2026/jul/19/bank-of-england-bonds-coal-loans-assets

C'est une des façons non-techniques de sortir des fossiles : les définancer. Leur faire perdre de la valeur d'échange au niveau boursier.


🍒 L'énergie éolienne et solaire dépassent pour la première fois les énergies fossiles en Allemagne

En 2025, pour la toute première fois, la part de l'électricité produite à partir de l'énergie éolienne et solaire a dépassé celle issue des énergies fossiles en Allemagne.

Au total, l’énergie éolienne et solaire ont produit 225 térawattheures (TWh) d’électricité – soit 44 % du total en 2025 –, contre seulement 217 TWh (43 %) provenant des énergies fossiles.

L'énergie solaire et l'éolien terrestre ont connu une croissance rapide dans le cadre de la stratégie allemande « Energiewende » au cours des deux dernières décennies, alors que le pays s'éloigne progressivement du charbon et du nucléaire.

(...)

L'Allemagne s'est fixé divers objectifs qui nécessitent un développement rapide de l'éolien et du solaire, notamment la réduction des émissions de l'ensemble de l'économie à zéro net d'ici 2045.

Le pays vise également à porter la part des énergies renouvelables dans la consommation d’électricité à 80 % d’ici 2030 afin de parvenir à un système électrique « largement neutre sur le plan climatique » d’ici 2035.

Malgré le déclin rapide de la production d’électricité à partir du charbon en Allemagne, le pays reste bien plus dépendant du charbon que la plupart des autres pays européens. Il vise à décarboner entièrement son électricité une fois que l’énergie au charbon aura été progressivement supprimée, ce qui doit intervenir « au plus tard » en 2038.

🔎 https://www.carbonbrief.org/analysis-wind-and-solar-power-overtake-fossil-fuels-in-germany-for-first-time-ever


🍒 Les véhicules électriques à batterie devancent les voitures à essence en Allemagne

Pour la première fois, les véhicules électriques à batterie ont été le type de motorisation le plus populaire en Allemagne au mois de juin, établissant un nouveau record de ventes alors que l'un des berceaux de l’automobile entre dans une nouvelle phase de son évolution.

(...)

À l’heure actuelle, c’est en Europe que l’on observe la plus forte hausse des ventes de véhicules électriques. Et au sein de l’Europe, son plus grand marché automobile, l’Allemagne, commence enfin à prendre le virage.

L’Allemagne était en effet légèrement à la traîne aux débuts des ventes de véhicules électriques. Ce n’est qu’en 2019 que les Allemands ont acheté plus de véhicules électriques que les Norvégiens – alors que leur population est 16 fois supérieure à celle de la petite Norvège.

Depuis lors, les ventes de véhicules électriques ont connu des hauts et des bas en Allemagne, mais ont globalement progressé. Une mesure d’incitation a été supprimée en 2023, entraînant une baisse des ventes, mais celles-ci se sont redressées depuis et atteignent désormais de nouveaux sommets.

Ce nouveau record a été atteint au cours du mois pour lequel nous disposons des données de vente les plus récentes, à savoir juin, où les voitures électriques à batterie ont franchi une étape importante : elles sont devenues, pour la première fois, le type de motorisation le plus populaire, selon l’ADAC, le plus grand club automobile allemand.

En juin, les véhicules électriques à batterie (BEV) ont légèrement devancé les hybrides classiques, avec 84 057 ventes contre 83 315 pour les hybrides. Il y a encore peu, à la fin de l’année dernière, les BEV étaient à la traîne par rapport aux ventes d’hybrides et de véhicules à essence. Les ventes de voitures à essence se sont élevées à 60 796 unités en juin, celles des voitures diesel à 33 862 et celles des hybrides rechargeables à 32 212.

🔎 https://electrek.co/2026/07/17/in-the-birthplace-of-the-automobile-electric-cars-are-now-king/

Qu'un pays de la bagnole change de braquet comme ça, c'est certes un détail, mais significatif.


🍒 Des scientifiques japonais ont découvert un moyen simple de récupérer 90 % du lithium des batteries usagées de véhicules électriques

Alors que la demande ne cesse d’augmenter à tous les niveaux, la course est lancée pour réduire le gaspillage des ressources que nous extrayons.

Une équipe de scientifiques japonais estime aujourd’hui avoir trouvé un moyen de récupérer la majeure partie de la valeur des batteries destinées à la ferraille.

Selon les ingénieurs d’une usine de recyclage japonaise, environ 90 % du lithium contenu dans les batteries de véhicules électriques usagées peut être récupéré. Si ce procédé s’avère efficace à grande échelle, il pourrait révolutionner la façon dont ces batteries sont fabriquées et réutilisées dans les années à venir.

Pour mettre ce chiffre en perspective, le recyclage conventionnel permet généralement de récupérer moins de la moitié du lithium contenu dans une batterie usagée. Atteindre 90 % revient donc à presque doubler le rendement. Et ce procédé se résume à une simple substitution.

Au lieu d’utiliser de l’hydroxyde de sodium standard, l’équipe a réintroduit dans le processus de l’hydroxyde de lithium récupéré (une fine poudre blanche). Grâce à ce changement, les déchets de batterie boueux, appelés « masse noire », ont été transformés en lithium de haute pureté, suffisamment propre pour être directement intégré dans de nouvelles cellules de batterie.

De plus,les chercheurs estiment que ce procédé permet de réduire les émissions de carbone d’environ 40 %.

🔎 https://https://www.uniladtech.com/vehicles/car-news/japan-recovers-lithium-used-ev-batteries-052999-20260715


SCIENCES


🍒 Les céréales pérennes, peut-être une révolution agricole

Infocerise en conserve de fin 2025, je sais pas comment je l'ai loupée... Mais c'est enthousiasmant.

Sur le sol en béton d’une serre située dans la campagne du Kansas se trouve une rangée bien ordonnée de 100 pots en plastique, chacun abritant une couronne éparse de feuilles étroites et filiformes, semblables à celles de l’herbe. Ces plantes sont vivaces : elles continuent de pousser, année après année. Cette caractéristique unique les distingue du soja, du blé, du maïs, du riz et de toutes les autres grandes cultures céréalières, qui sont toutes des plantes annuelles : des plantes qui vivent et meurent au cours d’une seule saison de croissance.

(...)

Depuis 2010, DeHaan s’emploie à transformer cette espèce sauvage à petites graines en une culture céréalière domestiquée à haut rendement appelée Kernza. Il est convaincu qu’elle deviendra à terme une alternative viable – et bien plus durable – au blé annuel, la culture la plus répandue au monde et la source d’une calorie sur cinq consommées par l’humanité.

Les plantes annuelles prospèrent sur un sol nu. Leur culture nécessite de préparer les champs, généralement par labour ou par un traitement intensif aux herbicides, et de semer de nouvelles graines chaque année. C’est pourquoi Tim Crews, directeur scientifique du Land Institute, décrit les systèmes agricoles existants comme « la plus grande perturbation de la planète ». « Il n’y a rien de comparable », affirme-t-il.

Les dégâts causés par le système alimentaire actuel sont évidents : un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre ; des zones mortes dans les océans s’étendant sur des milliers de miles carrés ; et une perte annuelle de 25 à 40 milliards de tonnes de terre arable fertile.

Il n’y a qu’un seul problème : les cultures céréalières pérennes fiables et à haut rendement sont pratiquement inexistantes.

(...)

Bien qu’elle soit encore en phase de développement, la Kernza est déjà une culture viable, cultivée à petite échelle dans 15 États américains. Les graines et la farine de Kernza sont utilisées dans toute une gamme de produits, allant de la bière aux céréales pour le petit-déjeuner.

Le principal défi réside dans les rendements. Au Kansas, les meilleurs rendements de Kernza représentent environ un quart de ceux du blé annuel. Mais M. DeHaan affirme que la situation évolue rapidement. « D’après mes meilleures extrapolations actuelles, certaines plantes de Kernza pourraient atteindre des rendements comparables à ceux du blé d’ici une quinzaine d’années. » (...) Cependant, les rendements ne constituent qu’un indicateur parmi d’autres de la réussite. Alors que les racines du blé annuel mesurent environ un demi-mètre de long et sont temporaires, celles du Kernza sont permanentes et peuvent s’enfoncer jusqu’à 3 mètres de profondeur. Ces racines offrent toute une série d’avantages environnementaux et agricoles : elles stabilisent et enrichissent les sols, captent les nutriments et fournissent de l’eau, même en période de sécheresse.

(...)

Les plantes vivaces ont également tendance à présenter une résistance innée bien plus forte aux ravageurs, aux maladies et aux mauvaises herbes que les plantes annuelles, en particulier lorsqu’elles sont cultivées dans des polycultures.

Le Land Institute travaille avec des partenaires dans 30 pays pour développer de nombreuses nouvelles cultures pérennes : graines oléagineuses, blé, légumineuses, quinoa et plusieurs autres céréales.

Les applications potentielles sont multiples. En Ouganda, des chercheurs développent un sorgho vivace résistant à la sécheresse. En Ukraine, ravagée par la guerre, où les chaînes d’approvisionnement sont perturbées et où les sols fertiles se dégradent, le Kernza est testé en tant que culture à faibles intrants. Comme l’écrivent DeHaan, Crews et leurs collègues dans un article scientifique récent, les céréales vivaces représentent « le rêve de tout agriculteur… une variété qui se plante une seule fois et se récolte ensuite chaque saison pendant plusieurs années avec un minimum d’entretien des terres ».

Le succès est loin d’être garanti. Mais le riz pérenne, cultivé en Chine depuis 2018, apporte une démonstration de faisabilité cruciale. Menés par l’université du Yunnan avec le soutien du Land Institute, ces travaux n’ont pris que 20 ans. Le riz pérenne atteint désormais les rendements des meilleures variétés annuelles, et les recherches démontrent une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre.

🔎 https://www.theguardian.com/environment/2025/dec/12/soil-is-more-important-than-oil-inside-the-perennial-grain-revolution


🍒 La drôle d'histoire d'un maman dauphine maline et margouline

À l’Institut d’études sur les mammifères marins du Mississippi, Kelly, le dauphin, s’est forgé une sacrée réputation. Tous les dauphins de l’institut sont dressés à retenir les déchets qui tombent dans leurs bassins jusqu’à ce qu’ils aperçoivent un dresseur, moment où ils peuvent échanger ces déchets contre du poisson. De cette manière, les dauphins contribuent à maintenir la propreté de leurs bassins.

Kelly est allée encore plus loin dans cette tâche. Lorsque des personnes jettent du papier dans l’eau, elle le cache sous un rocher au fond du bassin. La fois suivante où un dresseur passe, elle descend vers le rocher et arrache un morceau de papier pour le donner au dresseur. Après avoir reçu un poisson en récompense, elle redescend, arrache un autre morceau de papier, obtient un autre poisson, et ainsi de suite. Ce comportement est intéressant car il montre que Kelly a une perception de l’avenir et sait différer sa gratification. Elle a compris qu’un gros morceau de papier lui vaut la même récompense qu’un petit morceau et ne remet donc que de petits morceaux pour continuer à recevoir de la nourriture supplémentaire. En réalité, c’est elle qui a dressé les humains.

Sa ruse ne s’est pas arrêtée là. Un jour, lorsqu’une mouette s’est posée dans son bassin, elle l’a attrapée, a attendu l’arrivée des dresseurs, puis la leur a donnée. C’était un gros oiseau et les dresseurs lui ont donc donné beaucoup de poissons. Cela a semblé donner une nouvelle idée à Kelly. La fois suivante où on l’a nourrie, au lieu de manger le dernier poisson, elle l’a emporté au fond du bassin et l’a caché sous le rocher où elle cachait le papier. En l'absence des dresseurs, elle ramenait le poisson à la surface et s'en servait pour attirer les mouettes, qu'elle attrapait afin d'obtenir encore plus de poissons. Après avoir maîtrisé cette stratégie lucrative, elle l'a enseignée à son petit, qui l'a à son tour transmise à d'autres petits, et c'est ainsi que la chasse aux mouettes est devenue un jeu très en vogue parmi les dauphins.

🔎 https://www.theguardian.com/science/2003/jul/03/research.science


🍒 Menacées par Donald Trump, les données climatiques de la NASA sauvées au Tessin

Ce sont environ 100 pétaoctets – soit 100 millions de gigaoctets – de données de la NASA qui ont été transférés dans le Centre national suisse de calcul scientifique (CSCS), à Lugano, par les équipes de recherche de l'École polytechnique fédérale de Zurich (ETH). "Il est impossible de se représenter un tel volume", remarque Reto Knutti, professeur de physique du climat et directeur du Centre de modélisation des systèmes climatiques (C2SM) de l'ETH. Selon lui, il a fallu environ un an pour copier quelque six milliards de fichiers, soit l'équivalent d'environ 20 millions de longs métrages en HD.
Les scientifiques prévoient également de récupérer d'importants ensembles de données de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA, U.S. Department of Commerce). Ces données, collectées sur plusieurs décennies, contiennent des informations essentielles sur le système terrestre, notamment les gaz à effet de serre, les précipitations, les nuages et les calottes glaciaires. Elles serviront à entraîner des modèles d'IA capables d'effectuer des prévisions rapides et fiables dans des domaines tels que la météorologie, le climat et les risques naturels. (...) Depuis son retour à la Maison Blanche l'an dernier, le président américain Donald Trump a engagé d'importantes réductions des financements fédéraux consacrés aux sciences du climat et à l'observation de la Terre, notamment pour des programmes alimentant les réseaux internationaux de surveillance.

🔎 https://www.rts.ch/info/environnement/2026/article/menacees-par-trump-les-donnees-de-la-nasa-sauvees-en-suisse-29308570.html


🍒 Incendies dans les champs : ce nouvel équipement pourrait aider les agriculteurs à intervenir dès les premières minutes

Les conditions sont réunies pour favoriser les départs de feux lors de travaux agricoles. Pour remédier à cette inquiétante possibilité, un nouveau système a été présenté aux agriculteurs creusois, ce mercredi 29 juillet : une citerne de 400 litres placée à l’avant du tracteur avec un pistolet déroulant.

L'équipement permet d’intervenir dans l’instant sur un début d’incendie avec une autonomie de 25 minutes de projection d’eau et de mousse. C’est une société de Mâcon en Saône-et-Loire qui est venue présenter ce dispositif à des exploitants de Fursac dans la Creuse. "On mouille en moussant, pour traiter les feux naissants et faire une barrière de feu pour éviter la propagation des flammes, explique Fabrice Cecillon de la société CTD, Division incendie. _La partie mousse, elle, sert à faire de l’extinction. Ensuite, la partie mouillante va être utilisée pour faire du noyage. Une fois qu’on a traité le feu, on vient faire du noyage pour justement éviter les reprises de feu."_ En juillet, 66 feux ont été dénombrés sur le département, ravageant 250 hectares. Bien souvent, ce sont les agriculteurs qui sont les premiers à intervenir pour tenter de maîtriser les flammes. Cet appareil a un coût, bien sûr : 6 300 euros. Un tarif élevé selon certains agriculteurs présents lors de la démonstration. Des subventions pourraient être accordées pour les financer. Dans tous les cas, la question se pose désormais : celle du prix à payer pour, à l’avenir, sauver les cultures et les matériels agricoles en cas d’incendie majeur.

🔎 https://france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/creuse/incendies-dans-les-champs-ce-nouvel-equipement-pourrait-aider-les-agriculteurs-a-intervenir-des-les-premieres-minutes-3394225.html

Subventionner des dispositifs anti-incendies ? Oué, vu qu'on vire les pompiers, qui aurait pu prédire que ça pourrait être un besoin ?


🍒 Face aux incendies, l'Algérie peut miser sur le figuier de Barbarie, une arme naturelle contre les flammes

ya pas le feu aux cactus

En Algérie, le figuier de Barbarie, ou opuntia, a connu un regain d’intérêt à la faveur des incendies de forêt qui ont endeuillé l’été 2021. Il est apparu que ce végétal pouvait protéger les habitations des flammes.

Selon les spécialistes, l’opuntia agit comme « un pare-feu naturel efficace contre les incendies » du fait de sa forte teneur en eau. En plus, il représente une importante source de revenus avec ses fruits et son huile anti-rides, très recherchée par les fabricants de cosmétiques.

À l’étranger, il a été remarqué que « ses haies denses et charnues ralentissent ou stoppent la progression des flammes, protégeant ainsi les habitations. »

Pour protéger contre les dégâts causés par les incendies, la direction de la Conservation des Forêts de Tizi-Ouzou encourage la plantation de haies constituées d’opuntia.

🔎 https://www.tsa-algerie.com/incendies-le-figuier-de-barbarie-un-pare-feu-naturel-contre-les-flammes/

Comme son nom français ne l'indique pas, c'est un cactus. Et oui, les fruits se mangent.


🍒 Une fabrication électrifiée de ciment pouvant réduire l’empreinte carbone du béton

Dans leurs travaux publiés dans la revue ACS Energy Letters, les spécialistes expliquent avoir mis au point un procédé qui serait capable de "réduire la consommation d'énergie de 70 % et les émissions de CO2 de 98 % par rapport aux méthodes de production traditionnelles". (...) Pour ce faire, ils se sont basés sur une approche électrochimique, (le fait d'utiliser l'électricité plutôt que la combustion de combustibles fossiles, pour transformer les matières premières en ciment), ce qui a permis de réduire les températures nécessaires pour la conversion chimique du calcaire et de la silice. "Les températures plus basses de cette nouvelle méthode ont permis de réduire de 70 % l'énergie thermique requise et les émissions de CO₂ par rapport aux procédés traditionnels", notent les auteurs. (...) Autre élément, les chercheurs expliquent avoir réalisé ce procédé électrochimique sur du ciment recyclé pour remplacer le calcaire. "Cette démonstration a permis de réduire les émissions de la nouvelle méthode à 20 kilogrammes de CO2 par tonne, soit une réduction de 98 % par rapport aux 800 kilogrammes de CO2 par tonne de ciment émis lors des procédés conventionnels", se félicitent les auteurs. Enfin, selon les spécialistes, les réactions électrochimiques ont produit de l'hydrogène. Ce dernier, "pourrait être brûlé pour fournir l'énergie thermique nécessaire à la deuxième étape de la production de ciment, remplaçant ainsi les combustibles fossiles".

🔎 https://www.geo.fr/sciences/un-mode-de-fabrication-electrifie-du-ciment-pourrait-reduire-lempreinte-carbone-du-beton-232092


🍒 Un nouveau vaccin en phase I pourrait prévenir la récidive de la forme la plus agressive de cancer du sein

Anixa Biosciences, Inc., une société de biotechnologie spécialisée dans le traitement et la prévention du cancer, a annoncé aujourd’hui que deux de ses programmes d’immunothérapie en phase clinique seront présentés lors du symposium « Frontiers in Cancer Immunotherapy » (Les frontières de l’immunothérapie contre le cancer) organisé par l’Académie des sciences de New York, qui se tiendra les 22 et 23 juin 2026 au Memorial Sloan Kettering Cancer Center à New York.

Ces présentations mettront en avant la thérapie CAR-T d’Anixa contre le cancer de l’ovaire, le liraltagène autoleucel, ou lira-cel, actuellement évaluée dans le cadre d’un essai clinique de phase I en cours, ainsi que le programme de vaccin d’Anixa contre le cancer du sein, qui a achevé un essai clinique de phase I au cours duquel tous les critères d’évaluation principaux ont été atteints et des réponses immunitaires définies par le protocole ont été observées chez 74 % des participantes.

🔎 https://ir.anixa.com/press-releases/detail/1126/anixa-biosciences-announces-presentations-of-two

Le communiqué de presse ne parle pas du nombre de patients traités... Mais quand même la recherche trouve, je trouve.


🍒 Des astronomes découvrent du sucre dans l'espace, « flottant comme ça, dans la galaxie »

Ce sucre, appelé érythrulose, se cache dans ce qu'on appelle le milieu interstellaire : de minces nuages de gaz et de poussière disséminés entre les étoiles.

Le sucre ne sert pas seulement à sucrer le thé ou à saupoudrer les beignets. Différentes variétés alimentent nos cellules et entrent même dans la composition de l’ADN. Les scientifiques ont hâte de comprendre comment se forment les sucres, car ils constituent un élément clé de la vie telle que nous la connaissons.

À l’aide de deux radiotélescopes en forme de parabole situés en Espagne, les chercheurs ont recueilli des données provenant d’un vaste nuage de gaz situé près du centre de la Voie lactée. Ils ont identifié ce sucre sous forme gazeuse en comparant les signaux des télescopes à des échantillons analysés en laboratoire. Il s’agit du dernier sucre en date détecté dans l’espace — dans une région traversée par les sondes jumelles Voyager de la NASA, les engins spatiaux ayant voyagé le plus loin de la Terre.

Les résultats ont été publiés lundi dans la revue Nature Astronomy.

(...)

Selon les chercheurs, les sucres découverts dans les échantillons de Bennu viennent étayer une hypothèse concernant les mécanismes de survie utilisés par les premières formes de vie terrestres, qui auraient pu reposer principalement sur cette molécule messagère plutôt que sur les processus biologiques complexes qui la sous-tendent aujourd’hui.
Ce nouveau sucre n’est pas indispensable à la vie, mais il peut facilement se transformer en une forme que l’on considère comme cruciale pour l’apparition de la vie sur Terre. Il s’agit en outre de l’un des sucres les plus complexes repérés à ce jour, a déclaré l’astrophysicienne Erika Hamden, de l’université d’Arizona.

C’est « un exemple parfait de ce qui flotte tel quel dans la galaxie », a déclaré Mme Hamden, qui n’a pas participé à cette nouvelle étude.

(...)

Le fait de les avoir découverts en un seul endroit signifie qu’ils se cachent probablement aussi dans des recoins éloignés de la galaxie, aux côtés d’autres éléments importants, a déclaré l’auteure de l’étude, Izaskun Jiménez-Serra, astrophysicienne au Centre d’astrobiologie en Espagne.
« Les ingrédients clés de l’origine de la vie pourraient être présents dans d’autres régions de la galaxie, ouvrant ainsi la possibilité que la vie se développe ailleurs dans l’univers », a déclaré Mme Jiménez-Serra.

🔎 https://www.cbsnews.com/news/astronomers-discover-sugar-space-found-in-raspberries/



Et gais rossignols et merles moqueurs seront tous en fête.